09 juin 2011

Le parfum de Patrick Suskind

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Résumé: Qu’un roman historique parvienne à reconstituer une époque à travers son langage, ses costumes, ses habitudes alimentaires, c’est impressionnant, mais qu’il réussisse en plus à faire revivre un univers olfactif, jamais une telle gageure n’avait été tentée. À travers l’histoire passionnante de Jean-Baptiste Grenouille, meurtrier doté d’un odorat exceptionnel, c’est tout le XVIIIe siècle français qui ressurgit miraculeusement préservé, des parfumeries de Grasse (l’auteur a fait ses études à Aix-en-Provence) à la puanteur des bas-fonds de Paris. Monstre et génie, rêvant de dominer le monde et d’égaler Dieu grâce à son don si particulier et à son absence totale de scrupules, le personnage de Grenouille est inoubliable, entraînant le lecteur par le bout du nez dans des tribulations surprenantes et drôlatiques jusqu’à une chute plutôt inattendue. Ce premier roman a été, dès sa parution, un succès mondial.

 

 


Avec ce livre j’ai établis un nouveau record, celui de la lecture la plus longue et la plus découpée, étant donné que je l’ai fini hier et que je l’avais commencé….il y a 3 ans. 

Pourtant ce n’était pas faute d’aimer le style ou l’histoire, au contraire le style de Suskind est fluide, descriptif juste ce qu’il faut, passionnant et percutant. En quelques phrases il arrive à décrire une ville, une époque, un parfum et en un livre il décrit un personnage inquiétant et fascinant à la fois. Grenouille est un être à part, dépourvu d’odeur il conçoit pourtant le monde à travers celles-ci, les hommes également, les dédaignant et les haïssant. L’âme et le parfum d’une personne étant pour lui la même chose et on se prend à penser la même chose au fil du roman. 

Ayant vu le film avant de lire le livre, je savais à quoi m’attendre pourtant il y a des passages, des scènes et surtout des précisions sur les buts du personnage que l’on ne retrouve pas dedans et qui sont à mon sens primordiales. On rentre dans la tête du personnage, on comprend ses attentes, ses doutes, ses peurs, sa haine et même d’une certaine façon l’amour qu’il peut éprouver. 

Au-delà du style, c’est le personnage de Grenouille qui envoute, sa violence, son inhumanité, sa vanité, ses certitudes. 

Vraiment un excellent roman, sombre, ironique, parfumé. Il faut juste ne pas se laisser rebuter par le début et par l’enfance de Grenouille qui sont décris avec tant de précisions que la saleté de Paris et ses odeurs nauséabondes peuvent légèrement dégouter (en tout cas, j’ai eu beaucoup de mal avec le début étant une véritable maniaque de la propreté xD).

Posté par Lellia à 21:30 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Le parfum de Patrick Suskind

    Je n'ai jamais lu le livre mais j'ai déjà vu le film je ne sais plus en quelle classe à l'école

    Bonne journée

    Posté par Ida, 10 juin 2011 à 06:10 | | Répondre
  • la scène de la mise au monde de grenouille est abominable , autant dans le livre que le film ...

    Posté par virginieQ, 10 juin 2011 à 18:13 | | Répondre
  • Effectivement sa naissance est assez horrible, d'ailleurs toute la parti se passant à Paris est relativement terrible >. si tu as aimé le film je ne peux que te conseiller le livre qui est vraiment un bijou!

    Posté par Lellia, 10 juin 2011 à 18:28 | | Répondre
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